Les sociétés modernes cultivent leurs paradoxes

Depuis 20 ans, le prix de l’immobilier en France s’est envolé. La crise de 2008 a renforcé la déconnexion entre coût du logement et pouvoir d’achat. Dans les villes où le besoin est le plus intense (les fameuses zones « tendues », métropoles régionales et villes actives dont La Rochelle fait partie), l’accession à la propriété est devenue quasiment impossible pour la plupart de nos compatriotes.

A la spéculation foncière se sont ajoutées, au fil du temps, les exigences réglementaires successives : sécurité, santé, handicap… pour finir par les normes environnementales. On estime aujourd’hui que le prix du logement en France est de 20 à 25 % trop cher pour trouver facilement son marché. Le sujet est donc devenu, de fait, une incontournable question de société

  • Peut-on rendre ce bien essentiel accessible au plus grand nombre ?
  • Peut-on limiter son coût tout en le rendant encore plus vertueux ?

Ces questions mettent en lumière les complexités croissantes de notre société : complexités qui étouffent (lourdeur administrative, excès de normes et règlements, fiscalité anti-économique) et complexités qui libèrent (foisonnement de la connaissance et de l’innovation).

Comment proposer un habitat moins cher et toujours plus performant ? De la fiscalité adaptée au primo-accédant (souvenons-nous que le prix d’un logement neuf est grevé en France par 26 % de taxes), à l’amélioration des processus de conception et de réalisation… de nombreuses pistes existent pour faire baisser les coûts. Surtout si l’on améliore les outils et les méthodes.

Encore faut-il pour cela s’obliger à une réflexion décloisonnée, sans idéologie et avec une réelle motivation à inventer une nouvelle équation économique.

Si nous devons apprendre à faire plus avec moins, nous n’inventerons un logement moins cher qu’avec plus d’intelligence collective.

Edgard VALERO

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